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07 Jun 2008 15:43 - Un plan sans faille ?
Jashk cauchemardait, il revoyait encore et encore le moment où il rentrait avec fureur chez lui et découvrait son père allongé par terre, inerte et mort. Il s’imaginait avec horreur la mise à mort de son père épuisé par sa maladie. Une sensation d’humidité et de froid s'insinua dans ses cauchemars mais cela devenait trop réel. En sursaut, il se réveilla trempé de la tête aux pieds, Freyja se trouvait devant lui avec une bassine dans les mains, elle avait un regard furieux. Il se leva lentement, les muscles de son corps lui faisaient un mal de chien, par la fenêtre le soleil commençait à apparaître. Jashk regardait Freyja dans les yeux, de son plus beau sourire, il commença à engager la conversation. Une légère lueur commença de briller dans les yeux de Jashk lorsqu’il lança : Cette phrase déclencha un geste que Jashk avait prévu, il se recula lorsque la main de Freyja passa devant son visage. Content de sa prouesse, il marcha jusqu'à la fenêtre pour regarder dehors. Ce qu’il avait pris pour un soleil, n’était qu’un astucieux système de miroir permettant d’éclairer la cité souterraine. Elle le regarda avec un air étonné lorsqu’il traversa la pièce, elle aurait juré qu’il allait sortir à moitié nu en exhibant ses muscles mais non, il était habillé. Il commença à dire : Ils descendirent dans le hall, la réceptionniste de la veille se précipita dans une autre pièce des leur arrivée, ce qui fit sourire Jashk. Une fois dehors Jashk contempla l’étrange mais ingénieux système de miroir qui permettait à la ville souterraine d’avoir la lumière du soleil. Il avait été bien entretenu mais des traces de rouille apparaissaient de-ci de-là. La cité était assez vaste et très haute de plafond, ils devaient se trouver sur la place centrale à en juger car ils se trouvaient juste en dessous du point central de la voûte de cette immense caverne. Ils commencèrent à marcher sans but précis en observant attentivement les gens aux alentours. Ils arrivèrent sur la grande place où se tenait un marché, une centaine de marchands qui criaient a la volée les mérites de leurs produits, remplissaient ce vaste endroit d’un brouhaha impressionnant. Freyja regardait attentivement les produits en les touchant, les tripotant dans tous les sens, il s’attendait même à la voir les mordre pour connaître leur véracité. Jashk s’approcha d’elle, et lui rappela qu’ils n’étaient pas là pour faire des emplettes. C’est à ce moment que le silence devint assourdissant dans leur proche entourage et que de discrets murmures commencèrent. Jashk se retourna presque immédiatement prêt à libérer ses sceaux pour combattre, mais personne ne les attaquait, la foule, elle, commençait a se séparer en deux pour laisser passer deux hommes d’une carrure imposante. Il attrapa Freyja par le bras et la tira jusqu’au bord de ce passage invisible crée par les deux hommes, et lui chuchota : Freyja ne comprenait pas du tout pourquoi il l’avait tirée jusque là juste pour voir passer des gens, les bijoux du marchand étaient si beaux, mais elle comprit très vite l’allusion de Jashk une fois qu’elle regarda le visage des deux hommes, c’étaient eux qu’ils l’avaient amenée jusqu’ici. Les deux gorilles passèrent devant eux sans les regarder, ils leur emboîtèrent le pas une dizaine de mètres derrière eux. Ils sortirent du marché en se dirigeant vers des rues plus petites et moins ensoleillées ; Jashk tenait la main de Freyja afin de faire croire à un couple d’amoureux au plus grand désespoir de celle-ci. Jashk, lui, était au contraire très content et il pensait « Encore un petit pas sur un chemin bien difficile ». Cela faisait maintenant une dizaine de minutes qu’ils suivaient leurs guides quand ceux–ci se retournèrent : Cela eu un effet désastreux sur Freyja qui se bloqua net sur place, pendant que Jashk faisait ces singeries. Et comme un taureau qui charge, il s’élança tête baissée vers Jashk qui poussa Freyja contre le mur de la ruelle. Elle était tétanisée par ce qu’il venait de dire et de faire, pourquoi les provoquait-il ? En un instant, Jashk se déplaça sur le côté et lorsque le molosse fut sur lui, il lui assena un coup de revers de main rapide sur les cervicales, ce qui eut pour effet de faire s’écraser violemment de tout son poids le gorille sur le sol de la ruelle. Celui-ci ressemblait plus à un troll qu’a un humain, il sortit de son immense veste une longue barre en fer, style batte de base-ball et commença à avancer vers eux. Au même moment, Jashk prononça « levée du sceau numéro 2 » et, sur sa main, se dessinèrent deux symboles d’un bleu brillant. Cela eut pour effet de faire ralentir le « troll », mis il continua toujours de se rapprocher, de sa démarche molle et lourde ; on aurait dit que le sol s’affaissait légèrement à chacun de ses pas. Arrivé au niveau de Jashk, il remonta les deux bras en empoignant la barre à deux mains et frappa de toutes ses forces. La barre fit un bruit sourd quand Jashk la bloqua d’une main, le « troll » ouvrit de grands yeux ronds. Il ne comprenait pas comment l’autre avait réussi à arrêter la barre de fer. Freyja, elle, ne comprenait vraiment rien à la scène et restait contre le mur, hébétée. Jashk frappa dans le cou de l’homme et celui-ci se retrouva immobile dans l’impossibilité de bouger, il se retourna vers Freyja et lui dit : Elle commença à comprendre les actions de Jashk, elle s'avança vers lui et regarda le "troll" avec des yeux anxieux ce que vit Jashk. Il s'approcha de l'homme et lui décocha un coup de genoux entre les jambes, l'homme ne bougea pas d'un pouce mais hurla à s'en égosiller la voix, Freyja fit un pas en arrière. Il se tourna vers l'homme et commença à lui poser des questions : Les yeux de l'homme brillèrent. Cette fois ses yeux se remplir de terreur, à lui seul il avait réussi à tuer tout une escouade d'élite ! Il lut dans ses yeux que la partie était gagnée et, alors qu'il se retournait vers l’autre homme, celui-ci roula des yeux et tomba raide mort par terre. Quelqu'un avait réussi à le faire taire à distance. Il se précipita sur le deuxième gorille mais lui aussi était mort. Jashk était dans une rage folle, il s'approcha de Freyja et la prit par le bras en lui disant : Elle lui répondit oui, même si elle ressentait son énorme rage qu'il refoulait en lui. Et ils prirent la direction du marché, ce qui calma Jashk. |