Fanfic : Egemonia

Fanfic : Egemonia --> Volume 1 : Reunion --> Episode 7 : Un plan sans faille ?
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07 Jun 2008 15:43 - Un plan sans faille ?

Jashk cauchemardait, il revoyait encore et encore le moment où il rentrait avec fureur chez lui et découvrait son père allongé par terre, inerte et mort. Il s’imaginait avec horreur la mise à mort de son père épuisé par sa maladie.

Une sensation d’humidité et de froid s'insinua dans ses cauchemars mais cela devenait trop réel. En sursaut, il se réveilla trempé de la tête aux pieds, Freyja se trouvait devant lui avec une bassine dans les mains, elle avait un regard furieux. Il se leva lentement, les muscles de son corps lui faisaient un mal de chien, par la fenêtre le soleil commençait à apparaître. Jashk regardait Freyja dans les yeux, de son plus beau sourire, il commença à engager la conversation.
- Bonjour, belle dame, quel charmant réveil tu viens me prodiguer, juste pour la prochaine fois, pourrais-tu utiliser de l’eau au moins tiède ! - Elle esquissa un léger sourire -
- Tu te battais avec le vide en criant des « non » et des « père » et vu ta force, je ne préfère pas te toucher lorsque tu es dans un état pareil.

Une légère lueur commença de briller dans les yeux de Jashk lorsqu’il lança :
- Maintenant que je suis réveillé, tu peux me toucher autant que tu le désires, dit- il sur un ton enjoué.

Cette phrase déclencha un geste que Jashk avait prévu, il se recula lorsque la main de Freyja passa devant son visage. Content de sa prouesse, il marcha jusqu'à la fenêtre pour regarder dehors. Ce qu’il avait pris pour un soleil, n’était qu’un astucieux système de miroir permettant d’éclairer la cité souterraine.
- Cela fait longtemps que tu es debout ?
- Environ une heure, lui répondit-elle.
- Bon je vais prendre une douche et puis nous irons en ville à la recherche de réponses à nos questions.
- Dépêche-toi, je ne vais pas t’attendre 107 ans, dit-elle sur un ton de pimbêche.
-La salle de bain était des plus sommaires, le débit de l’eau n’était pas puissant et la température de l’eau variait énormément. Une fois sa douche terminée, Jashk se rhabilla rapidement et sortit de la salle de bain.

Elle le regarda avec un air étonné lorsqu’il traversa la pièce, elle aurait juré qu’il allait sortir à moitié nu en exhibant ses muscles mais non, il était habillé. Il commença à dire :
- On va sortir et commencer à glaner des informations, cela te va ma belle ?
- Oui, sauf si tu continues à m’appeler comme ça, rétorqua-t-elle.

Ils descendirent dans le hall, la réceptionniste de la veille se précipita dans une autre pièce des leur arrivée, ce qui fit sourire Jashk.
- Par où commencer, prononça Jashk a lui-même.
- Je pense que nous devons retrouver la trace des deux molosses, normalement ils ne se souviennent pas de nous.

Une fois dehors Jashk contempla l’étrange mais ingénieux système de miroir qui permettait à la ville souterraine d’avoir la lumière du soleil. Il avait été bien entretenu mais des traces de rouille apparaissaient de-ci de-là. La cité était assez vaste et très haute de plafond, ils devaient se trouver sur la place centrale à en juger car ils se trouvaient juste en dessous du point central de la voûte de cette immense caverne. Ils commencèrent à marcher sans but précis en observant attentivement les gens aux alentours. Ils arrivèrent sur la grande place où se tenait un marché, une centaine de marchands qui criaient a la volée les mérites de leurs produits, remplissaient ce vaste endroit d’un brouhaha impressionnant. Freyja regardait attentivement les produits en les touchant, les tripotant dans tous les sens, il s’attendait même à la voir les mordre pour connaître leur véracité. Jashk s’approcha d’elle, et lui rappela qu’ils n’étaient pas là pour faire des emplettes. C’est à ce moment que le silence devint assourdissant dans leur proche entourage et que de discrets murmures commencèrent. Jashk se retourna presque immédiatement prêt à libérer ses sceaux pour combattre, mais personne ne les attaquait, la foule, elle, commençait a se séparer en deux pour laisser passer deux hommes d’une carrure imposante.
- Bingo, s’exclama Jashk.

Il attrapa Freyja par le bras et la tira jusqu’au bord de ce passage invisible crée par les deux hommes, et lui chuchota :
- On va savoir tout de suite si mon petit tour de passe a fonctionné sur eux.

Freyja ne comprenait pas du tout pourquoi il l’avait tirée jusque là juste pour voir passer des gens, les bijoux du marchand étaient si beaux, mais elle comprit très vite l’allusion de Jashk une fois qu’elle regarda le visage des deux hommes, c’étaient eux qu’ils l’avaient amenée jusqu’ici.

Les deux gorilles passèrent devant eux sans les regarder, ils leur emboîtèrent le pas une dizaine de mètres derrière eux.
- On va voir combien de temps on peut les suivre sans qu’ils nous remarquent, ils vont peut être nous amener jusqu’au commanditaire de ton enlèvement et du meurtre de mon père.

Ils sortirent du marché en se dirigeant vers des rues plus petites et moins ensoleillées ; Jashk tenait la main de Freyja afin de faire croire à un couple d’amoureux au plus grand désespoir de celle-ci. Jashk, lui, était au contraire très content et il pensait « Encore un petit pas sur un chemin bien difficile ».

Cela faisait maintenant une dizaine de minutes qu’ils suivaient leurs guides quand ceux–ci se retournèrent :
- Pourquoi nous suivez-vous ?
- Parce que j’aime vos deux gros culs de babouin, rétorqua Jashk en imitant un singe qui saute sur place.

Cela eu un effet désastreux sur Freyja qui se bloqua net sur place, pendant que Jashk faisait ces singeries.
- Tu peux répéter, p’tit con, j’vais t'éclater ta p’tit tête de rigolo, cria celui de droite.

Et comme un taureau qui charge, il s’élança tête baissée vers Jashk qui poussa Freyja contre le mur de la ruelle. Elle était tétanisée par ce qu’il venait de dire et de faire, pourquoi les provoquait-il ?

En un instant, Jashk se déplaça sur le côté et lorsque le molosse fut sur lui, il lui assena un coup de revers de main rapide sur les cervicales, ce qui eut pour effet de faire s’écraser violemment de tout son poids le gorille sur le sol de la ruelle.
- Georges, hurla le deuxième homme.

Celui-ci ressemblait plus à un troll qu’a un humain, il sortit de son immense veste une longue barre en fer, style batte de base-ball et commença à avancer vers eux.
- Tu vas payer pour ce que t’a fait à mon frère, je vais te tuer, t'écrabouiller.

Au même moment, Jashk prononça « levée du sceau numéro 2 » et, sur sa main, se dessinèrent deux symboles d’un bleu brillant. Cela eut pour effet de faire ralentir le « troll », mis il continua toujours de se rapprocher, de sa démarche molle et lourde ; on aurait dit que le sol s’affaissait légèrement à chacun de ses pas.

Arrivé au niveau de Jashk, il remonta les deux bras en empoignant la barre à deux mains et frappa de toutes ses forces. La barre fit un bruit sourd quand Jashk la bloqua d’une main, le « troll » ouvrit de grands yeux ronds. Il ne comprenait pas comment l’autre avait réussi à arrêter la barre de fer.

Freyja, elle, ne comprenait vraiment rien à la scène et restait contre le mur, hébétée.

Jashk frappa dans le cou de l’homme et celui-ci se retrouva immobile dans l’impossibilité de bouger, il se retourna vers Freyja et lui dit :
- Si tu veux lui en coller une pour te défouler vas y il ne peut plus bouger, cela n'affecta pas Freyja du tout, ah je vois que tu ne comprends pas pourquoi je leur ai mis une raclée.
- Oui, réussit- elle à marmonner.
- Cela fait au moins 5 minutes qu'ils nous baladaient, ils avaient compris que nous les suivions donc je me suis dit autant s'amuser pour avoir mes renseignements.

Elle commença à comprendre les actions de Jashk, elle s'avança vers lui et regarda le "troll" avec des yeux anxieux ce que vit Jashk. Il s'approcha de l'homme et lui décocha un coup de genoux entre les jambes, l'homme ne bougea pas d'un pouce mais  hurla à s'en égosiller la voix, Freyja  fit un pas en arrière.
- C'est une technique pour les interrogatoires, cela permet d'immobiliser le corps de l'ennemi tout en lui permettant de parler et de ressentir la douleur.

Il se tourna vers l'homme et commença à lui poser des questions :
- Qui t'a engagé pour capturer la belle donzelle, et le groupe qui a tué mon père.

Les yeux de l'homme brillèrent.
- Tu es donc son fils, tu n’aurais pas du venir ici, le groupe va te rattraper et te capturer ainsi que celle la.
- Il ne risque pas de venir, je les ai tous tués, lui dit Jashk en le regardant dans les yeux.

Cette fois ses yeux se remplir de terreur, à lui seul il avait réussi à tuer tout une escouade d'élite !
- Le maître ne sera pas content du tout, il te tuera sûrement et je ne te donnerai pas son nom, tu auras beau me torturer cela me fonctionnera pas.
- Ah mais ce n'est pas toi que je vais torturer mais lui, Jashk montrait du doigt le frère de l'homme.

Il lut dans ses yeux que la partie était gagnée et, alors qu'il se retournait vers l’autre homme, celui-ci roula des yeux et tomba raide mort par terre. Quelqu'un avait réussi à le faire taire à distance. Il se précipita sur le deuxième gorille mais lui aussi était mort. Jashk était dans une rage folle, il s'approcha de Freyja et la prit par le bras en lui disant :
- Allez viens, on va au marché, montre-moi ce que tu trouvais si bien tout à l'heure.

Elle lui répondit oui, même si elle ressentait son énorme rage qu'il refoulait en lui. Et ils prirent la direction du marché, ce qui calma Jashk.